Grève interprofessionnelle du 5 novembre à Lyon : la ville renoue avec les grandes mobilisations

 

55 000 personnes selon l’intersyndicale : la journée de grève interprofessionnelle du 5 novembre a rassemblé à Lyon salarié·e·s, retraité·e·s et une jeunesse mobilisée depuis septembre, pour les salaires, les pensions et les services publics. La fédération du Rhône du PCF salue l’une des plus fortes mobilisations à Lyon de ces dernières années. 

Tout avait été fait pour la contenir. Un arrêté préfectoral interdisait de manifester dans une grande partie du centre-ville, de 9 h à 20 h. Le tribunal administratif a rejeté le recours de l’intersyndicale. Le cortège a dû se limiter au trajet Manufacture des Tabacs, place Jean-Macé. Aucun métro ne circulait, des écoles étaient fermées à Lyon, Villeurbanne, Vénissieux et Vaulx-en-Velin. Les salarié·es, retraité·es, lycéennes et lycéens, étudiantes et étudiants sont venus quand même, plus nombreux que prévu.

Ce jeudi, Lyon battait au rythme du pays : près de 1,6 million de personnes dans les rues de France, selon la CGT.

Le message est simple : on doit pouvoir vivre dignement de son travail. Le PCF du Rhône porte, aux côtés de l’intersyndicale, la hausse des salaires et des pensions, la baisse des prix de l’essence, de l’électricité et du gaz, la défense de l’école et des services publics. La jeunesse est en première ligne de ce mouvement : le PCF demande un plan d’urgence de 10 milliards d’euros pour l’école et la jeunesse, le recrutement et la formation de 90 000 enseignantes et enseignants, et la fin de Parcoursup. L’argent existe : selon une commission d’enquête du Sénat, les aides publiques aux entreprises atteignent 211 milliards d’euros par an.

La fédération dénonce les violences policières subies par des manifestantes et manifestants pacifiques. Avenue Berthelot, des jeunes pris en étau entre CRS et casseurs ont reçu des coups de matraque et de pied. Les street medics disent avoir pris en charge au moins vingt blessés, dont plusieurs à la tête, quand la préfecture n’en recense que six. La fédération demande à la préfecture un bilan complet et transparent des blessés. Elle condamne les violences et dégradations commises durant la manifestation par certains. Elles servent celles et ceux qui veulent discréditer le mouvement social. Manifester et donner son opinion est un droit, il doit pouvoir s’exercer en sécurité.

« On a voulu tenir les travailleuses et les travailleurs loin de Bellecour. Ils ont répondu en venant plus nombreux que la semaine dernière, plus nombreux que prévu. La vie chère et la privation d’emploi ne sont pas des fatalités, ce sont des choix politiques. N’attendons pas 2027 pour arracher des victoires », déclare Benoît Roux, secrétaire fédéral du PCF du Rhône.

55 000 personnes selon l’intersyndicale : la journée de grève interprofessionnelle du 5 novembre a rassemblé à Lyon salarié·es, retraité·es et une jeunesse mobilisée depuis septembre, pour les salaires, les pensions et les services publics. La fédération du Rhône du PCF salue l’une des plus fortes mobilisations à Lyon de ces dernières années. 

Tout avait été fait pour la contenir. Un arrêté préfectoral interdisait de manifester dans une grande partie du centre-ville, de 9 h à 20 h. Le tribunal administratif a rejeté le recours de l’intersyndicale. Le cortège a dû se limiter au trajet Manufacture des Tabacs, place Jean-Macé. Aucun métro ne circulait, des écoles étaient fermées à Lyon, Villeurbanne, Vénissieux et Vaulx-en-Velin. Les salarié·es, retraité·es, lycéennes et lycéens, étudiantes et étudiants sont venus quand même, plus nombreux que prévu.

Ce jeudi, Lyon battait au rythme du pays : près de 1,6 million de personnes dans les rues de France, selon la CGT.

Le message est simple : on doit pouvoir vivre dignement de son travail. Le PCF du Rhône porte, aux côtés de l’intersyndicale, la hausse des salaires et des pensions, la baisse des prix de l’essence, de l’électricité et du gaz, la défense de l’école et des services publics. La jeunesse est en première ligne de ce mouvement : le PCF demande un plan d’urgence de 10 milliards d’euros pour l’école et la jeunesse, le recrutement et la formation de 90 000 enseignantes et enseignants, et la fin de Parcoursup. L’argent existe : selon une commission d’enquête du Sénat, les aides publiques aux entreprises atteignent 211 milliards d’euros par an.

La fédération dénonce les violences policières subies par des manifestantes et manifestants pacifiques. Avenue Berthelot, des jeunes pris en étau entre CRS et casseurs ont reçu des coups de matraque et de pied. Les street medics disent avoir pris en charge au moins vingt blessés, dont plusieurs à la tête, quand la préfecture n’en recense que six. La fédération demande à la préfecture un bilan complet et transparent des blessés. Elle condamne les violences et dégradations commises durant la manifestation par certains. Elles servent celles et ceux qui veulent discréditer le mouvement social. Manifester et donner son opinion est un droit, il doit pouvoir s’exercer en sécurité.

« On a voulu tenir les travailleuses et les travailleurs loin de Bellecour. Ils ont répondu en venant plus nombreux que la semaine dernière, plus nombreux que prévu. La vie chère et la privation d’emploi ne sont pas des fatalités, ce sont des choix politiques. N’attendons pas 2027 pour arracher des victoires », déclare Benoît Roux, secrétaire fédéral du PCF du Rhône.

Les militants de la fédération du Rhône du PCF seront avec tous ceux et celles qui se reconnaissent dans mouvement politique et social actuel. Ce mouvement étant d’une nécessité absolue face à la surdité d’un gouvernement aux ordres des plus riches. Nous saluons l’intersyndicale, et la nécessité de son action pour le mouvement social et le monde du travail.Les militants de la fédération du Rhône du PCF seront avec tous ceux et celles qui se reconnaissent dans mouvement politique et social actuel. Ce mouvement étant d’une nécessité absolue face à la surdité d’un gouvernement aux ordres des plus riches. Nous saluons l’intersyndicale, et la nécessité de son son action pour le mouvement social et le monde du travail.

Benoît Roux : « N’attendons pas 2027 pour arracher des victoires »

Dans la cour des Voraces, sur les pentes de la Croix-Rousse, Benoît Roux, secrétaire fédéral du PCF du Rhône, revient sur la mémoire des canuts pour appeler à la journée interprofessionnelle de grèves et de manifestations du 5 novembre 2026.

Pourquoi ce lieu ?
C’est un lieu historique, pas seulement lyonnais : français, et même international. C’est dans ce quartier que les ouvriers de la soie, les canuts, qui tissaient pour les soyeux, se sont organisés : caisses de solidarité, sociétés mutuelles, premières coopératives ouvrières. De quoi se soigner et vivre correctement quand le travail manquait.

Pourquoi se sont-ils révoltés ?
En 1831, ils obtiennent un tarif minimum pour le prix de leur travail. Une partie des négociants refuse de l’appliquer. Des conditions déjà dures, une paie tirée vers le bas : ils se soulèvent et prennent la ville. Rebelote en 1834, réprimée dans le sang. Engels y verra « la première insurrection ouvrière ». Marx, lui, s’est appuyé sur l’exemple lyonnais pour penser le lien entre combat politique et émancipation sociale.

À lire aussi : Pompiers du Rhône, le PCF aux côtés d’une profession à bout de souffle

Quel rapport avec aujourd’hui ?
Ce mouvement ouvrier est toujours vivant, sous d’autres formes. Énormément de gens qui ne vivent que de leur travail vivent de plus en plus mal : les prix montent, le carburant pèse, les salaires stagnent, les services publics reculent. Les 800 000 personnes descendues dans la rue ces derniers samedis le rappellent : chacun doit pouvoir vivre dignement de son travail.

“Le budget Lecornu prévoit 7 milliards de plus pour l’armée, tandis que 211 milliards d’aides publiques vont chaque année aux entreprises.”

Le gouvernement dit qu’il n’y a pas d’argent…
Ce sont des choix politiques, pas une fatalité. Le budget Lecornu prévoit 7 milliards de plus pour l’armée, tandis que 211 milliards d’aides publiques vont chaque année aux entreprises. Nous voulons réorienter cet argent vers les salaires, l’emploi, l’école, l’hôpital, et faire davantage contribuer les grandes fortunes et les revenus financiers. Nous proposons de créer 200 000 emplois dans les services publics et l’industrie, pour produire en France et relever le défi climatique.

Lycéens et étudiants manifestent depuis fin septembre. Que leur dites-vous ?
Leur combat est le nôtre. Les difficultés des lycéens et des étudiants viennent des mêmes choix que celles des salariés. Nous demandons 5 milliards immédiats pour la jeunesse, 90 000 enseignants formés et recrutés, et la fin de Parcoursup. Et nous dénonçons la répression : blessés graves, interdictions de manifester, couvre-feux. Les jeunes doivent pouvoir s’organiser et manifester librement.

Vous signez un appel commun avec d’autres forces de gauche…
Oui, avec les écologistes, les socialistes, Génération·s et d’autres organisations du Rhône. Face à un budget qui fait payer la population et épargne les plus riches, l’unité d’action s’impose. Et face à l’extrême droite, qui exploite la colère sociale sans jamais remettre en cause les logiques qui produisent les inégalités.

Pourquoi le 5 novembre ?

C’est l’appel de l’intersyndicale, que nous soutenons dans le respect de son indépendance. J’appelle les Lyonnais et les Rhodaniens à se mobiliser massivement. Le PCF a toujours été du côté de ceux qui travaillent, de tous ceux qui veulent une société meilleure pour toutes et tous. N’attendons pas 2027 pour arracher des victoires. Le 5 novembre, on met le pays à l’arrêt.

Benoît Roux, PCF 69